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mardi 19 août 2014

Soufflenheim Association Souffle d’art — Soufflenheim Art et contes en milieu sylvestre



© Dernières Nouvelles d'Alsace, 18/09/2013

     […]
     Rendez-vous artistique désormais traditionnel depuis 4 ans, le sentier de l’art organisé par Souffle d’art de Soufflenheim n’a pas été gâté au niveau météo. Malgré tout, le public friand de belles sculptures et de tableaux illuminant quelque peu la morosité ambiante était au rendez-vous dans la forêt de Koenigsbrück.[…] Dimanche dernier, sous un ciel menaçant, la manifestation a quand même accueilli 20 sculpteurs, 7 poètes et 14 peintres dans l’écrin de verdure autour du refuge des amis de la nature et des oiseaux. […]
     Évasion, voyage et liberté
     Installés le long de la berge de la rivière et autour de l’ancien étang de pêche, les artistes, aux styles, techniques et matières diverses ont offert un merveilleux échantillon de leur talent. La peinture avec ses aquarelles, ses fusains, ses huiles réalisées sur place selon l’inspiration du moment côtoyaient allègrement les métaux, les céramiques et les bois travaillés […] lecture par les membres de l’association d’une cinquantaine de poèmes écrits pour l’occasion par une dizaine de poètes. Pour magnifier d’avantage les œuvres exposées et leur donner vie. La difficulté pour les poètes ayant été d’avoir dû composer en s’inspirant uniquement de la photographie de l’objet ou du tableau. Un travail sans filet qui a remporté un franc succès […]
[…]

Patrick GARDON

dimanche 14 juillet 2013

Kopp, père de famille nombreuse

© Dernières Nouvelles d'Alsace du 21 juin 2013.
L'auteur haguenovien Gabriel Eugène Kopp vient de faire paraître coup sur coup un recueil de poésie et un roman de science-fiction. 


Ils sont presque jumeaux.
Mais une fois n'est pas coutume, le papa n'est pas fatigué. Mais alors pas du tout. A 62 ans, l'auteur haguenovien Gabriel Eugène Kopp est à tel point prolifique -- il confesse lui-même une légère graphomanie -- que ses deux derniers ouvrages sont quasiment nés en même temps : un recueil de poésie et un roman de science-fiction, les deux principaux chemins arpentés par l'écrivain.

Un jour je m'en irai - Suites exotiques, est paru en février chez Flammes Vives. Au fil des pages, on croit goûter les écumes de ses précédents recueils de poésie : le souffle chaud de Caraïbes (2009) ou l'étreinte morbide de Mots de passe (2010) -- qui lui a valu le prix Jean-Cocteau. Au rythme de rimes forgées bien loin de la métrique classique, on reconnaît aussi au fil des pages la passion de Kopp pour le polar et le cinéma. Mais le recueil est faussement testamentaire : plutôt qu'un regard vers le passé, l'auteur y voit « une nouvelle corde à [s]on arc », « l'impression d'avoir fait un pas » : « Je suis en train de changer de style... »

Une séance de dédicaces 
L'autre nouveau venu dans sa bibliographie est un roman paru en mai chez Griffe d'encre. C hroniques de la grande séparation se place dans la lignée de ses grands frères A u nord-nord-ouest d'Eden (2008) et La Dernière Nécropole (2009) : de la science-fiction aussi pure que dure. Mais entre « remodelage cérébral », « énantiomorphie » et tout un champ lexical très pointu et parfois déstabilisant, se dessinent subtilement les échecs de l'exploration stellaire, véritable casse-pipe. Mais les hommes, avides d'espace(s), veulent quitter la Terre, atteindre les étoiles sans perdre de temps - et sans se perdre dans le temps...
 
Samedi après-midi, Eugène Gabriel Kopp viendra présenter ses nouveaux-nés aux lecteurs, à l'occasion d'une séance de dédicaces à la librairie Vincenti-Urscheller de Haguenau. Évidemment, on pourra profiter de l'occasion pour discuter avec lui de ses nombreux autres bébés (des nouvelles, souvent primées, ou son feuilleton numérique en streaming baptisé Para Bellum), parfois encore en gestation (comme la mise en musique de son recueil Lorraines, paru en 2011).
 
Même s'il écrit depuis quarante ans, ce psychologue clinicien ne publie véritablement ses écrits que depuis 2008 : travailleur acharné, toujours en quête du mot juste et à l'écoute de ses doutes, le « jeune écrivain » trace sa route à toute vitesse. Depuis 2012, il fait d'ailleurs partie de la Société des poètes français.


SAMEDI 22 JUIN de 15 h à 17 h, Gabriel Eugène Kopp dédicace ses ouvrages à la librairie Vincenti-Urscheller, 41-43 Grand-Rue à Haguenau.

Pour suivre l'actualité de Gabriel Eugène Kopp, rendez-vous sur son blog lesmeditationsincongrues.blogspot.com 


Céline Rousseau

    samedi 20 avril 2013

    Gabriel Eugène Kopp poursuit sa route

    © Dernières Nouvelles D'Alsace, Reflets DNA du 13 avril au 3 mai 2013.


    Il noircit des pages depuis plus de quarante ans, invente des histoires depuis l'enfance. À 62 ans, Gabriel Eugène Kopp est pourtant un jeune écrivain. Prolifique, à la limite de la graphomanie, le Haguenovien publie depuis quelques années des romans de science-fiction (Au nord-nord-ouest d'Eden en 2008, La dernière Nécropole en 2009), des nouvelles (Le Poisson en 2011 ou Qui veut tuer le loup... en 2012) et de la poésie, à un rythme effréné.

    Son dernier né date de février. Un jour je m'en irai - Suites exotiques (Flammes Vives) est un recueil de poèmes en trompe-l'oeil. On croirait presque, déjà, à une oeuvre testamentaire. Les premiers vers sont balayés par un vent chaud, bercés par des flots qui rappellent ceux de Caraïbes, paru en 2009. Puis les images s'assombrissent, se durcissent, la mort rôde, comme dans Mots de passe, encore un recueil de poésie (2010). Au détour d'une page, nous voilà dans un synopsis de polar savamment distillé par cet admirateur de Conan Doyle ; ou alors dans un poème en trois prises, comme au cinéma, une autre passion. Gabriel Eugène Kopp s'amuse de cette apparence de « patchwork » quand lui voit un nouveau chemin. « J'ai l'impression d'avoir fait un nouveau pas, de changer de style. Quelque chose commence....»

    Récompensé de plusieurs prix littéraires, membre de la Société des poètes français depuis 2012, l'auteur est pourtant loin de se sentir arrivé. Infatigable travailleur, toujours en quête du mot juste, Kopp, psychologue clinicien de métier, ne jure que par le doute. Et l'expérimentation -- du feuilleton en streaming (Para Bellum) à la mise en musique de ses rimes, en passant par la sculpture improvisée.

    « Je m'en irai/La main ankylosée/Sur ta hanche fantôme/vacillant dans le noir », écrit-il dans son recueil du même nom. N'en croyez pas un mot : Gabriel Eugène Kopp a le verbe plus vivant que jamais.

    Céline Rousseau

      vendredi 10 février 2012

      Gabriel Eugène Kopp, un poète français

      © Dernières Nouvelles D'Alsace, Mardi 7 février 2012.


      Le Haguenovien Gabriel Eugène Kopp vient d’être admis dans le cénacle de la Société des poètes français ; il l’a appris en janvier dans un courrier signé par son président, Vital Heurtebize.

      C’est une belle reconnaissance pour cet écrivain de 60 ans, qui, en marge de ses activités professionnelles de psychologue clinicien à l’Epsan à Hoerdt et de conférencier, noircit des feuilles de ses écrits depuis une quarantaine d’années. L’assemblée, qui siège à Paris, a compté dans ses rangs des poètes tels que Louis Aragon, Tristan Bernard, Abel Bonnard, Blaise Cendrars, François Mauriac, Paul Valéry ou Émile Verhaeren.

      Gabriel Eugène Kopp a publié plusieurs recueils de poésie : Caraïbes (2009), aux odeurs de voyage, Mots de passe (2010), une réflexion sur la mort, qui lui a valu le prestigieux prix Jean-Cocteau de la Société des poètes français, ou encore Lorraines (2011), balades dans des lieux familiers à l’auteur.

      Gabriel Eugène Kopp a également publié deux courts romans de science-fiction, Au nord-nord-ouest d’Eden (2008) et La dernière Nécropole (2009).

      Cél.R.

        mardi 18 octobre 2011

        Les Lorraines de Kopp

        © Dernières Nouvelles D'Alsace, Samedi 15 octobre 2011.


        À bientôt 60 ans, le Haguenovien Gabriel Eugène Kopp est depuis plus de quarante ans écrivain à ses heures perdues. De moins en moins perdues, cela dit : cette vie d'écriture s'est concrétisée ces dernières années par la parution de plusieurs romans et recueils de poésie. à l'instar du cru de cette rentrée, « Lorraines ».


        Il marche sur les pas des plus grands poètes -- pas par mégalomanie, loin de là : plutôt par espièglerie.

        S'il écrit depuis tout jeune, ses tiroirs regorgeant de poésies, de nouvelles et de romans, le Haguenovien Gabriel Eugène Kopp a toujours refusé d'éditer ses écrits à compte d'auteur : pas question de payer pour infliger aux lecteurs des pages qui n'en vaudraient pas la peine. Si c'est bon, postule-t-il, un éditeur, un vrai, s'en saisira.


        En marge de ses activités professionnelles de psychologue clinicien
        Et il se trouve que c'est bon, puisque nombre des manuscrits qu'il a adressés aux professionnels ont reçu de leur part un accueil très enthousiaste. Depuis trois ans, ce graphomane qui consacre la majeure partie de son temps libre à l'écriture -- en marge de ses activités professionnelles de psychologue clinicien à l'Epsan à Hoerdt et de conférencier -- publie au moins deux ouvrages par an.

        Deux courts romans de science-fiction, Au nord-nord-ouest d'Eden et La dernière Nécropole, et deux recueils de poésies, Caraïbes et Mots de passe (ce dernier lui ayant valu l'an dernier le prestigieux prix Jean-Cocteau de la Société des poètes français) ont ainsi déjà pris leur envol. Suivis, en cette rentrée, par une troisième collection de poèmes, Lorraines.

        Car, aussi exigeant que malicieux, Gabriel Eugène Kopp prend plaisir à toucher à tous les genres littéraires, et pour ce qui concerne le volet poétique de son oeuvre, à s'attaquer aux grands thèmes auxquels se frotte tout poète digne de ce nom : les voyages dans Caraïbes, la mort dans Mots de passe, et donc en l'occurrence, avant l'amour, forcément en prévision, sa région d'origine.

        Lorraines offre ainsi au lecteur une balade à travers des lieux familiers à l'auteur, ainsi qu'à travers les époques -- la seconde partie du recueil, très touchante, étant par exemple consacrée aux souvenirs d'école et de rentrée des classes. Avec un talent incontestable et toujours une grande créativité formelle (ses poèmes pouvant parfois se lire horizontalement ou verticalement, avec un sens tout différent), Gabriel Eugène Kopp livre des vers à la fois rêches, voire glacials, et tendres : comme dans la région qui en fournit la trame, la grisaille qui traverse Lorraines n'est que de façade.


        Florian Haby 

          lundi 16 mai 2011

          Un nouveau recueil de poésies de Gabriel Eugène Kopp

          © Dernières Nouvelles D'Alsace, Dimanche 15 mai 2011.

          Des vers crépusculaires 


          Écrivain touche-à-tout aussi prolifique que brillant, le Haguenovien Gabriel Eugène Kopp vient de publier « Mots de passe », un court recueil de poésies qui lui a valu le prix Jean-Cocteau 2010 de la Société des poètes français.


          Même s'il « griffonne » depuis l'adolescence, c'est un jeune écrivain -- son premier roman, Au nord-nord-ouest d'Éden, a été publié il y a tout juste trois ans . Et pourtant la dernière livraison de Gabriel Eugène Kopp, Mots de passe, résonnerait presque comme un chant du cygne, le cri de désespoir d'un homme « usé, vieilli, fatigué » qui voit s'enfuir la vie.

          « Il n'y a rien de plus universel que la mort »

          Le cap de la soixantaine ? Pas nécessairement. « J'aurais pu écrire ça il y a dix ans, évacue l'auteur. Je ne suis pas convaincu qu'on produit de la bonne poésie en faisant du nombrilisme : il vaut mieux dépersonnaliser. Au fond, il n'y a rien de plus universel que la mort : c'est un vilain passage qui nous attend tous, et j'ai voulu m'intéresser aux résonances intimes que produit son approche, quand la mémoire devient floue et le corps fout le camp. »
          Après un premier recueil de poésie baigné de soleil et de pluies chaudes, Caraïbes, inspiré de la Guadeloupe qu'il chérit (DNA du 26 janvier 2010), l'écrivain haguenovien, qui partage son temps entre les livres et les maladies mentales (il est psychologue à l'Epsan à Hoerdt), livre donc ici sa face sombre. « Gabriel Eugène Kopp exprime le douloureux écrasement de celui qui demeure en vie, seul, perdu, vide, écrit ainsi dans la postface la poète Aumane Placide. Une solitude immense dans un monde dont il accepte difficilement les lois, et qu'il ne comprend pas. » « C'est vrai que ce recueil est un remède radical contre la déprime : à la fin, on a presque envie de se flinguer », plaisante l'auteur.

          Les regrets, l'amertume, le désenchantement, les désillusions, la décrépitude et la mort inéluctable baignent ces vers crépusculaires, entre lesquels l'humour tente ici ou là de s'insinuer timidement -- l'auteur se décrivant malicieusement comme un « pessimiste gai » : ainsi de ce Dernier striptease, qui rappelle avec une ironie grinçante qu'au fil du temps, les corps se fanant, même les danses de l'amour deviennent malaisées.

          « il joue avec les mots comme un peintre avec les couleurs »

          Au-delà de cette vision plutôt sombre, ce qui distingue Gabriel Eugène Kopp, rend la lecture de ses poèmes sinon facile du moins indéniablement émouvante, et lui vaut la reconnaissance méritée de ses pairs -- Mots de passe a décroché le prestigieux prix Jean-Cocteau 2010 de la Société des poètes français --, c'est qu'il joue avec les mots comme un peintre avec les couleurs : ici du noir, beaucoup, du blanc, un peu, et d'infinies nuances de gris.

          Il fait montre également d'une grande créativité formelle, et ses textes les plus « classiques » imposent une musicalité évidente : ses vers distillent une petite musique lancinante, au point qu'on les imaginerait scandés par la voix d'outre-tombe d'un Bashung par exemple, sur quelques déchirantes notes de piano grêles ou d'accordéon souffreteux.

          Extrêmement prolifique, Gabriel Eugène Kopp considère dans un sourire qu'après les voyages et la mort, il lui reste l'amour et l'art à aborder pour « être un poète complet ». Ça tombe bien : les recueils sont prêts, en attente d'un éditeur. « À un moment, on est porté par le texte, glisse modestement le graphomane. Le cliquetis de la machine devient de plus en plus constant, les idées s'enchaînent comme dans une sorte d'état second. » Ils succéderont peut-être à ses deux courts romans de science-fiction et deux ouvrages de poésie déjà publiés, un troisième, Lorraines, consacré à sa région natale, devant suivre cet été. Et précéderont sans doute bien d'autres ouvrages : l'écrivain haguenovien a déjà sorti de ses tiroirs sans fond un recueil de nouvelles sur l'apocalypse, et un polar dont l'intrigue se passe en Alsace et dont le héros, s'il voit le jour et plaît, pourrait vivre sept autres aventures -- dont trois sont déjà écrites.

          Florian Haby 


            lundi 1 mars 2010

            Gabriel Eugène Kopp en dédicace

            © Dernières Nouvelles D'Alsace, Samedi 27 février 2010.

            C'est ce qu'on appelle un écrivain prolifique. Quelques mois à peine après son premier recueil de poésie, Caraïbes, traduisant brillamment en vers les émotions nées de ses voyages en Guadeloupe (DNA du 26 janvier), l'écrivain haguenovien Gabriel Eugène Kopp publie ces jours-ci aux éditions Griffe d'encre La dernière nécropole, son deuxième ouvrage de science-fiction.

            Et l'auteur est à l'aise dans tous les registres : son nouveau livre n'a rien à envier au déjà brillant Au nord-nord-ouest d'Eden paru il y a deux ans (DNA du 15 mai 2008) et chaleureusement accueilli, notamment par le spécialiste du genre Jean-Pierre Dionnet.

            La dernière nécropole part de la découverte, dans la ceinture de Kuiper, d'un « artefact en forme de tore », renfermant des milliers - millions ? - de corps gisant nus et calmes dans une lumière bleue, bercés par une musique aux accents inconnus. Morts.

            S'en suit un récit passionnant au style remarquable, digne des meilleurs auteurs anglo-saxons. Court et bien rythmé, l'ouvrage s'interroge sur l'être et la divinité, sans jamais se départir d'un brin d'humour sarcastique : « Les scientifiques ont mauvaise mine. C'est peut-être qu'ils ne se posent pas les bonnes questions... »

            Gabriel Eugène Kopp dédicacera La dernière nécropole ce samedi à la librairie Vincenti.
            F.H.

            mercredi 27 janvier 2010

            Un recueil d'émotions


            © Dernières Nouvelles D'Alsace, Mardi 26 janvier 2010.

            Délaissant un temps la science-fiction pour la poésie, le psychologue haguenovien Gabriel Eugène Kopp, écrivain à ses heures de moins en moins perdues, publie Caraïbes, remarquable recueil traduisant en vers les émotions nées de ses voyages en Guadeloupe.

            Ça ressemble à un virage à 180 degrés. Le premier ouvrage du Haguenovien Gabriel Eugène Kopp, paru au printemps 2008, était un court roman de science-fiction, au style brillant, qui plongeait le lecteur dans un univers imaginaire, glacé et glaçant, Au nord-nord-ouest d'Éden. Son deuxième « bébé », sorti des presses début octobre, est un recueil de poésies baigné de soleil et de pluies chaudes, inspiré de la Guadeloupe et de ses habitants - direction, cette fois, les Caraïbes.

            « Le même dessein »

            Et pourtant. Si le changement de genre est incontestable, la continuité entre les deux travaux ne l'est pas moins : « c'est le même dessein », résume l'auteur. A bientôt 59 ans, ce psychologue à l'Epsan (Établissement public de santé d'Alsace du Nord) « griffonne » depuis plus de quarante ans. Ses tiroirs regorgent de pages noircies dès l'adolescence. Des nouvelles, des romans, qu'il n'a longtemps pas tenté de faire éditer. Et, donc, des poèmes, « par centaines ».
            Un « travail d'orfèvre », plus exigeant, mais accompli avec le même talent. « Il est plus facile d'écrire une nouvelle, guidé par une trame narrative et des automatismes, estime Gabriel Eugène Kopp. En poésie, rien de tout ça ne fonctionne. Et chaque mot, chaque espace, chaque ponctuation doit avoir un sens. » Parmi plusieurs recueils « fabriqués » et envoyés aux éditeurs spécialisés dans le genre, c'est donc Caraïbes qui a le premier obtenu l'approbation unanime du jury de l'expérimentée association Flammes vives, qui l'a publié, à la grande fierté de l'auteur, à compte d'éditeur.

            Caraïbes, collection de textes écrits ces dix dernières années à la faveur de réguliers voyages en Guadeloupe, où la fille cadette de Gabriel Eugène Kopp, océanographe, a vécu un temps, n'a rien de la carte postale du touriste ébahi. A la manière d'un peintre impressionniste, l'auteur y brosse, vers après vers, touche après touche, un tableau traversé par d'infinies nuances de lumières, d'odeurs, de goûts, de traditions, de caractères. On y sent battre le coeur de l'île, vibrer la passion « irréfragable » de l'auteur pour ses contrastes, son climat chaotique, ses habitants accueillants et solides : « Hormis le souvenir de l'eau, la caresse salée / Avec le temps, restera-t-il, / Le chaud sourire des gens de l'île, / Ce limon à la mer soufflée, / Sur cette terre barque retournée ? »

            « Une posture de yoga »

            « Réduire les Caraïbes à une plage blonde, un paradis où régnerait un bonheur absolu, ça serait mentir, sourit Gabriel Eugène Kopp. Et c'est impossible : un poète part d'une émotion, qu'il façonne avec ses mots, comme un sculpteur avec son ciseau. On ne peut pas travestir ses émotions. »

            Des émotions qui, à l'agréable surprise de leur auteur, ont reçu un bel accueil de la part des lecteurs, pourtant rares à se plonger habituellement dans des recueils de poèmes. « La poésie m'aide à m'abstraire des difficultés quotidiennes, liées à mon métier par exemple, analyse Gabriel Eugène Kopp. En exigeant une attention au moindre détail, elle impose le silence, la paix - un peu comme une posture de yoga. Que dans le monde de fous dans lequel on vit, sa lecture permette encore à des gens de trouver ce calme intérieur, c'est un plaisir. Et c'est rassurant. »



            Florian Haby

            dimanche 1 mars 2009

            Un écrivain haguenovien en lice pour le prix Merlin


            © Dernières Nouvelles D'alsace, Dimanche 01 Mars 2009. 


            Au nord-nord-ouest d'Éden, premier roman de science-fiction de l'écrivain haguenovien Gabriel Eugène Kopp, figure parmi les 41 ouvrages sélectionnés pour l'édition 2009 du prix Merlin, « prix de la littérature de fantasy et fantastique francophone ».

            Le prix Merlin récompense depuis 2002 un roman et une nouvelle de fantasy ou de fantastique parus l'année précédente. Il n'y avait pas en France de prix du public pour la fantasy francophone. Décerné par le club Présences d'Esprits, qui fédère les amateurs de fantasy, de fantastique et de fantastique de tous horizons, il a été baptisé du nom de Merlin, « démon », prophète et enchanteur - « le personnage idéal pour en être le patron ».

            Au nord-nord-ouest d'Éden, paru l'an dernier aux éditions Griffe d'encre, suit une enquête captivante consécutive à la découverte dans un glacier d'un étrange cadavre à la « tronche de gargouille ». L'auteur, psychologue de profession, y utilise la science-fiction pour parler du monde actuel et de ses dérives - consumérisme irraisonné, gâchis écologique - dans un roman court et dense à la structure acrobatique et au style brillant.

            Les votes sont ouverts sur internet (http://presences-d-esprits.com/prix-merlin/listes.php) jusqu'au 16 mars. A l'issue de ce premier tour seront dévoilés les romans finalistes.


            ARF HA 01

            samedi 20 décembre 2008

            Interview de Gabriel Eugene Kopp sur Frozentivi.com




            (Cliquez sur l'image pour voir l'interview sur Frozentivi.com)

            vendredi 19 décembre 2008

            En attendant l'édition 2010 des Rencontres Internationales du Cinéma d'Animation (RICA) on se souvient de... Fana des RICA

            © Dernières Nouvelles D'alsace, Mardi 13 Novembre 2007. Droits de reproduction et de diffusion réservés



            Les esprits chagrins voudraient réduire le cinéma d'animation à un public enfantin ? Gabriel Kopp, 56 ans, est ravi de leur donner tort. Voilà dix ans qu'il ne rate pas une édition des Rica de Wissembourg, n'hésitant pas à prendre des congés pour assouvir sa passion de l'image.



            Traditionnellement, les Rencontres internationales du cinéma d'animation (Rica) débutent par trois jours de programmes, courts et longs métrages, qui ciblent principalement un public scolaire. Hier, première journée du festival, un millier d'élèves a ainsi pris place dans les salles obscures de Wissembourg, Soultz-sous-Forêts et Bischwiller. Mais, en scrutant bien les travées du Relais culturel de Wissembourg, on pouvait apercevoir, calé dans un fauteuil rouge dès la première séance matinale, Gabriel Kopp... 56 ans. « Eh oui, moi, je regarde des dessins animés ! », assume avec malice ce psychologue hospitalier haguenovien, vrai fidèle des Rica - « la seule différence avec le grand festival d'Annecy, c'est le lac ! » -, qui n'hésite pas à prendre des congés le temps du festival. « J'assiste à 80 % ou 90 % des séances, déclare-t-il. Je ne choisis pas les programmes : je m'installe et je me laisse surprendre. J'aime arriver au dernier jour, mon propre palmarès en tête... et délicieusement épuisé ! » Et cette boulimie d'images ne date pas d'hier. Le coup de foudre avec le rendez-vous wissembourgeois remonte à dix ans, à l'occasion de la seconde édition des Rica. « Je suis venu sur la pointe des pieds, juste pour voir », se souvient-il. Conquis, il se promet de donner « plus d'ampleur » à l'édition suivante. En 1999, il bloque donc tout un week-end ; en 2001, il y ajoute un jour de congés, « mais ce n'était toujours pas satisfaisant ». Alors depuis 2003, Gabriel Kopp a tranché et s'aménage une pause pendant toute la durée des Rica.


            Des « parenthèses » dans une réalité qu'il côtoie souvent frontalement


            Cette année, pour la première fois, son épouse l'accompagnera pendant une journée. L'un ou l'autre collègue en a déjà fait autant, mais Gabriel Kopp ne crie pas pour autant sa passion pour les Rica sur tous les toits : « C'est une activité relativement solitaire, après tout. » Et surtout un jardin secret protégé et entretenu depuis l'adolescence. Cinéphile averti - l'homme a également enseigné la sémantique de l'image -, il explique sa fascination pour l'animation par une déception : « Le cinéma dit "réaliste" m'est tout doucement apparu limité, alors que le cinéma d'animation est affranchi de toutes contraintes, c'est le triomphe de la créativité absolue ! On y défie la gravité, et les histoires, fabuleuses, ouvrent des mondes insoupçonnés... » Gabriel Kopp qualifie d'ailleurs les séances des Rica de « parenthèses » dans une réalité qu'il côtoie souvent frontalement à l'enfance, passée sur un carreau lorrain, où le fils de mineur découvrait avec fascination les aventures (« en mouvements ! ») de Popeye et autres Silly Symphonies de Walt Disney sur l'écran noir et blanc des premières télévisions. « Rien à voir avec les "japoniaiseries" qui passent maintenant », regrette-t-il. Lui que le réalisme « embête » est aujourd'hui bien plus séduit par les folles Triplettes de Belleville (sorti en 2003) que par la transposition sur grand écran du ténébreux Corto Maltese, davantage par la bande dessinée Achille Talon que par Blueberry et par les films délirants de l'ancien Monty Python Terry Gilliam que par les « péripéties de l'homme araignée ou de Bruce Wayne ». Depuis janvier, Gabriel Kopp a attendu avec une impatience grandissante le retour des Rica - « car le bon cinéma d'animation, surtout les courts métrages, est difficile à trouver à la télévision et même en DVD ». Alors pendant neuf jours, l'enthousiaste spectateur compte bien faire le plein de créativité et, surtout, applaudir tout débordement d'imagination. Son seul regret ? « Les Rica, tous les deux ans, ça ne suffit pas. Il faut drôlement attendre pour s'octroyer ces fameuses parenthèses dans la réalité ! » A bon entendeur...


            Céline Rousseau - Photo DNA

            Son jardin d'Eden

            © Dernières Nouvelles D'alsace, Jeudi 15 Mai 2008
            Edition de Haguenau

            Tout vient à point à qui sait attendre. Le Haguenovien Gabriel Eugène Kopp écrit depuis l'adolescence - quarante ans d'un travail abondant et exigeant, récompensé aujourd'hui par la parution d'un brillant premier roman de science-fiction, « Au nord-nord-ouest d'Éden ».

            L'équipe de la librairie haguenovienne Vincenti a le coup de coeur sélectif mais enthousiaste. Dans la vitrine de la petite échoppe de la Grand'rue, un fin livre bleuté côtoie actuellement les grands noms de la littérature. Sa couverture est partiellement masquée par une note manuscrite : « L'écriture exubérante sert à la perfection cette histoire fiévreuse, et on se laisse vite prendre au jeu de piste scientifique dont l'issue laissera les protagonistes et le lecteur abasourdis. [...] Le puzzle se transforme en embuscade cruelle dont personne ne sortira indemne. » Au nord-nord-ouest d'Éden est le premier roman de Gabriel Eugène Kopp, 57 ans. Le premier publié, en fait. Écrivain à ses heures depuis l'adolescence, ce psychologue [...] n'avait jamais, jusqu'il y a deux ans, tenté de se faire éditer. Des enfants à élever, un travail prenant, une activité grandissante de conférencier, et trop de modestie, aussi. « Mais c'est toujours resté une nostalgie, admet l'auteur. J'avais accumulé des centaines de pages, qui n'attendaient pour sortir de mes tiroirs que l'inconscience d'un éditeur. » Le premier intéressé, en l'occurrence, a été la jeune maison Griffe d'encre, près de Dreux. Au nord-nord-ouest d'Éden était au départ une grosse nouvelle, partie d'un constat : « Le monde est beau, mais depuis deux siècles, on s'ingénie à tout casser, résume Gabriel Kopp. Du fait de mon boulot, j'observe le monde en permanence. De l'intérieur, en observant les gens. On remplit leur tête avec des fantasmes d'avoir plutôt que d'être, on bride toute créativité... J'ai l'impression tenace que l'humanité va dans le mur. »

            « Pessimiste gai »

            Un sentiment que cet « indécrottable cartésien », « pessimiste gai », exorcise à travers les mots. En se servant, comme tous les auteurs de ce genre, de la science-fiction pour parler du monde actuel et de ses dérives. Caïn, chassé du paradis, avait pris la fuite à l'est d'Éden. Dès lors, que peut-il bien y avoir au nord-nord-ouest d'Éden ? Quel est le mystère de « Tronche de Gargouille », cet étrange cadavre retrouvé dans un glacier ? Gabriel Kopp livre ses réponses à l'issue de l'enquête captivante de ce qui est devenu, au fil de deux ans de labeur, un roman court et dense à la structure acrobatique et au style brillant. « Du plaisir de trouver une bonne idée à la douleur de voir son narcissisme égratigné par les nécessaires réécritures, j'ai plus appris en six mois de travail avec mon éditrice, exigeante et pédagogue, qu'en vingt ans d'écriture solitaire », se réjouit Gabriel Kopp. Coup d'« essai », coup de maître... De quoi renforcer la passion et l'exigence de l'écrivain qu'il a toujours été, et qui rêve aujourd'hui de continuer à laisser ses écrits s'envoler. Un deuxième roman de science-fiction devrait paraître à la fin de l'année prochaine, et des éditeurs ont fait part de leur intérêt pour des recueils de poésie, un roman de littérature « classique », un polar « glauque » dont l'action se passe sur le carreau minier lorrain où il a grandi. Gabriel Eugène Kopp n'a pas fini d'entretenir son jardin d'Éden.


            Florian Haby - Photo DNA