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jeudi 8 juin 2017

Je suis de retour, chers amis


Non, je ne vous étais pas infidèle : quand j’ai quelque chose à dire, je le dis dans mes écrits et sinon, je me tais. Il y a assez de bruit alentour pour que j’offre à mes lecteurs un luxe absolu : un instant de silence.
Fût-ce le mien.

Deux livres viennent de sortir, oui, deux d’un coup ! Et je suis fier de vous annoncer que l’un d’entre eux a été distingué par l’une des plus enviées récompenses parmi les prix de poésie. 


Et d'un...


Voici mon recueil Les heures du dragon, couronné du Prix Jean Aubert 2016.

Ceux qui me savent et me goûtent se souviendront que parfois j’améliore mes copies pour ce genre de but : la reconnaissance par les pairs ! Eh oui, en poésie les collègues et amis sont sans concessions et rien n’est bradé. Normal, y a pas d’pognon à faire ! Alors, être reconnu par eux est le gage qu’on n’a pas émargé à la « foire à la ferraille » ou à la « promo du jour ».







Et de deux...


Poussez-pas : la crise du logement est terminée !




Au fond du système solaire, un artefact en forme de beignet est peuplé de gisants bercés par une musique inaudible. La lumière y courbe l’espace, rien n’y est mesurable, des portes donnent sur des lieux occupant le même lieu au mépris des règles de l’architecture et de la science. Terminée, la crise du logement ? L’engin recèle des secrets fascinants, mais en dépit de milliers d’experts dépêchés sur place, il défie la raison. Qui l’a construit et pourquoi ? L’astucieux Ged, le savant Pavel et le chercheur Noah fouillent le site, veulent aller plus loin, se risquent sur les traces des olibrius qui ont briqué ce fourbi... La quête qui suit mènera ces explorateurs peu enclins au mysticisme vers les matins de nos mythes, les bornes du savoir et au bout de l’univers. Pas moins !
Allonge sur un divan, agenouille sur un prie-Dieu, le dos voute sur les bancs des facultés lisez La Dernière Nécropole ! Vous éviterez thérapies coûteuses, oboles et scolarités, protégeant ainsi vos nerfs des aléas budgétaires. Écrit par un analyste adroit, penseur costaud, scientifique à l’ancienne, ce livre assurera émotions, esprits et cognitions. Suprême économie, il remplacera la dope dès que vous l’aurez appris par cœur : plus besoin d’engraisser dealers, politiciens ou publicitaires ! Ne résistez pas ! Acceptez le désordre ! Laissez-vous confondre par cet ouvrage très moderne qui semble sorti d’un tableau de Jérôme Bosch. Laissez-vous bercer par le vocabulaire fictif et tumultueux explosant les limites des genres : vous serez poète pour le même prix !




Hommages et remerciements


La première partie de ce roman — La Réserve — fut publiée en 2009 par Griffe d’Encre dans la collection Novella et appelée La Dernière Nécropole. Sans le naufrage de cette belle maison, la suite devait sortir fin 2015 de la même façon.


L’ouvrage que vous tenez en main aujourd’hui regroupe en un volume ces différentes sections. J’ai décidé de conserver le titre de 2009 pour l’ensemble du livre : il rendra ainsi hommage au travail accompli et évoquera aussi bien des trames dramatiques de chacun des trois volets jusque dans leurs contrastes.

Je remercie Emmanuel Millet et les éditions RROYZZ d’avoir repris le flambeau avec vaillance et sang-froid, et mes amis Claire Decortiat et Alexandre Grisward pour leur soutien indéfectible.

mardi 20 décembre 2016

MÉCOMPTES DE NOËL


MECOMPTES DE NOEL (Éditions de L’Ours Blanc)

Est enfin paru et clairement au bon moment ! 

Vous voulez faire un cadeau de Noel ? Foncez dans votre épicerie littéraire favorite, de celles qui sont tenues par de vrais gens, des pros, et demandez « Mécomptes de Noel ». Ou adressez-vous directement à l’éditeur : L’Ours Blanc (non ce n’est pas une blague !) est sur les dents !

Recueil à mettre entre toutes les mains ? J’en doute un peu, mais vous voilà prévenus !

« Pourquoi est-il si difficile, en France, d’éditer des nouvelles ? […] un recueil, même thématique, même dûment composé, semble frappé de malédiction. Et cela, dans le pays de Maupassant. Qu’en penseraient Bradbury, Calvino ou Borges ? […] un éditeur courageux tente ici l’expérience, à laquelle on ne peut que souhaiter le succès.
Le recueil proposé a beaucoup évolué depuis sa conception. Au départ, ces variations sur le thème du Père Noël, par moments nostalgiques de l’enfance, se présentaient aussi ou d’abord comme un acte de résistance par la dérision, contre l’envahissement de la société de consommation, les niaiseries qu’elle impose, la marchandisation et la mondialisation d’une fête qui y perd son sens. Pour des raisons diverses, le recueil a été raccourci, et les textes les plus virulents, peut-être un peu superficiels, ont disparu au profit des variations plus complexes, plus profondes, plus tristes parfois ou plus tendres. » 


(Extrait de la préface écrite par Claire Decortiat)


« Dans le verglas du firmament d’un univers affligé de météorites toxiques où la banalité technologique domine le cerveau de l’humanité, les traumatisés du farfadet rouge, après avoir interdit de visite le Père Fouettard avec ses gants blancs, sa crosse de curé et sa cape de vampire, prétendent à présent que l’on “perd-Noel” avec ce vieux lutin ventripotent et son manteau rouge qui n’est qu’une ordure cocaïfiée jusqu’à la dernière goutte de gaz.
Le vieux bonhomme joufflu va-t-il être rayé à son tour du calendrier des fiestas de fin d’année au nom de la “laïcardité” désenchanteresse ?
C’était sans compter sur l’écriture magique de Kopp. Seul survivant de son espèce, papy-céleste résiste à la banalité du monde grâce à la plume de son créateur. Le vieux Golem à la barbe blanche emmitouflé dans son paletot rouge continue sa livraison galactique saupoudrée de nids de poules et de champs gravitationnels, avec sa grande hotte sur son vieux dos de migrant cosmique, bourrée de joujoux recyclés pour les petits terriens, n’en déplaise aux destructeurs du folklore lié au solstice hivernal. »


(Extrait de l’Introduction écrite par Pierre Meige)




Amusez-vous bien et Joyeux Noel à tous !

Florilège Sculpture et Poésie



La collaboration annoncée au Florilège Sculpture et Poésie (2010-2015) de l’exposition Souffle d’Art a trouvé son public. Le livre marche très fort, le comité d’édition est content et son président extatique. Quant à votre serviteur, 22 de ses textes y figurant, qu’ajouter de plus, à part adressez-vous à l’ACSAS pour en avoir un exemplaire ?


Plusieurs nouvelles et poésies publiées en périodiques et anthologies : Chemins de Traverse, Flammes Vives, Rose des Temps… et la prestigieuse revue belge TRAVERSÉES qui m’accueille dorénavant dans ses colonnes.

… Et des vers parus jusque dans des gazettes d’entreprises : comme quoi il appartient aussi au poète de chercher activement ses auditeurs et lecteurs !












J'allais oublier...

Une consécration !
Les superlatifs me manquent ! Je viens d’être couronné par l’immense Prix Jean Aubert pour un recueil de poésie qui paraîtra par conséquent au prochain trimestre…

C’est une revanche contre le destin autant qu’un triomphe personnel : Jean Aubert, un écrivain comme il y en eut peu, voulait préfacer mon Lorraines que vous connaissez depuis le temps. Mais, la camarde qui commande sur tout, l’enleva de parmi nous avant qu’il termine son papier. Depuis, poète en peine, Diogène au petit pied, je le cherche, lanterne à la main, de nuits en nuits, de deuils en chagrins, de rimes en hémistiches… Et obtenir cette récompense est pour moi une façon de le retrouver.
                                              
« L’heure du dragon »

lui aurait plu, j’ose le penser…
Aussi est-ce à lui que je le dédierai.

Je n’allais pas oublier, évidemment !

mardi 13 septembre 2016

Une 3e place au Prix de la Nouvelle Daniel-Walther


© Dernières Nouvelles d'Alsace, 03/09/2016

Pour la 6e fois, le Summerlied, festival de la chanson d'Alsace et d'ailleurs, qui vient de fêter ses vingt années d'existence, a primé des auteurs s'exprimant en français, en allemand ou en divers dialectes (alsacien, lorrain, badois)... Qu'il s'agisse d'artistes confirmés ou de nouveaux talents.

 Le « Grand Prix André-Weckmann 2016 » a été attribué à l'écrivain strasbourgeois Jean-Paul Klée, célèbre bien au-delà de notre petite Alsace et même hors de l'Hexagone. D'autre part, le « Prix Jean-Dentinger » a été décerné à l'auteure-compositrice-interprète dialectale originaire de Mertzwiller : Isabelle Grussenmeyer, chanteuse, qui fit ses premiers pas sur scène lors du tout premier Summerlied en 1997, alors qu'elle était encore lycéenne.

Pour le concours de « Poésie Patrick-Peter », ont été primés : Christian Mary (1er Prix) de Sélestat et Martine Colledani (2e Prix) de Hilsenheim ou encore le chanteur-poète de Soultz-sous-Forêts, Serge Rieger (ex aequo).

Au concours « Conrad-Winter » : Peter Winter (1er) écrivain allemand, Roland Lombard (2e) français ayant aussi écrit en allemand, et le badois Markus Manfred Jung (3e) ou le Strasbourgeois Charles Attali (mention spéciale du Jury)...

En ce qui concerne le « Prix de la Nouvelle Daniel-Walther » : le 1er Prix a été remporté par l'écrivaine strasbourgeoise Danièle Frauensohn. À noter l'excellent palmarès de deux auteurs haguenoviens : Michèle Lienhard (2e) et Gabriel Eugène Kopp (3e).


Tous les textes primés sont disponibles sur le site du festival www.summerlierd.org/concours-litteraires-2


lundi 18 juillet 2016

Chers et fidèles complices...



Depuis trop de temps rien de neuf par ici… Non, je ne suis pas mort : car j’écris encor. Et pour prouver que ce pli ne provient d’aucune géhenne où mon âme errerait punie, ni d’aucun paradis où je jouirais des plaisirs célestes, enfin pistonné selon mes justes capacités, voici la liste de ce qui s’est passé pour moi depuis le démarrage de la souscription de Mécomptes de Noël… Souscription qui, pour les inquiets, se porte très bien, et dont les premières maquettes à corriger me sont parvenues il y a quelques semaines. La publication est prévue pour la rentrée de septembre 2016.


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Flammes Vives, toujours à la pointe de la surprise et de la créativité a inclus une de mes nouvelles « Nous irons au bout du mond' » dans son anthologie « Ces plumes qu’on assassine » en hommage aux artistes immolés sur l’autel de la folie du monde actuel. Très bel ouvrage ! J’en recommande la lecture à tous ceux que cette folie ne laisse pas indifférents.




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À l’occasion de la sortie de mon dernier livre « De ces mondes imprécis » chez Flammes Vives, le subtil écrivain et journaliste Éric Genetet a publié dans les colonnes du périodique MaxiFlash (n° 19) une demi-page en forme de portrait. En voici des morceaux choisis :

« […]Gabriel Eugène Kopp est l’auteur de 3 romans : “Au nord-nord-ouest d’Éden” très remarqué en 2008, “La dernière nécropole” et les “Chroniques de la grande séparation”. Dans son œuvre abondante, on trouve des nouvelles, mais aussi des recueils de poésies, dont “Caraïbes” qui traduisait les émotions nées de ses voyages en Guadeloupe. Prix Jean Cocteau de la Société des Poètes Français en 2010 […] Il a travaillé comme psychologue à l’établissement public de santé d’Alsace du Nord.

Éric Genetet : Vous êtes Lorrain, mais vous vivez en Alsace. Vous sentez-vous Alsacien à présent ?

Gabriel Eugène Kopp : Je suis un citoyen de l’Est, Alsacien-Lorrain. Mais je me sens aussi Caraïbe, parce que j’ai eu l’opportunité d’y séjourner plus longtemps que pour des vacances, assez de temps pour écrire un livre […] Quand mon épouse a pris son emploi sur Haguenau, on s’est installés. L’Alsace du Nord est devenue mon territoire d’adoption, je m’y sens bien, enraciné.

EG : Vous êtes plus reconnu pour vos poésies que pour vos romans et vos nouvelles, je me trompe ?

GEK : Cela dépend du milieu. La timidité française pour les nouvelles rend la chose très difficile. J’ai publié six nouvelles, quatre ont été primées. […] C’est vrai que pour moi la poésie marche mieux. Je suis édité partout, sauf en Alsace-Lorraine, mais le Festival Summerlied d’Ohlungen m’a remis un prix pour l’une de mes nouvelles.

EG : La musique est essentielle dans votre vie ?

GEK : On ne peut pas vivre sans musique. C’est très fort. Quand j’écris de la poésie, je la passe au “gueuloir”, comme Flaubert qui hurlait ses textes dans une pièce dédiée à cela. J’entends le rythme et la musicalité des vers, alors la musique est déjà là. 

EG : Comment vous sentez-vous dans notre époque ?

GEK : Je ne suis pas nostalgique, mais j’ai quand même l’impression qu’il y a quelque chose qui va de traviole. Je suis né après la guerre dans ce que l’on a appelé d’une manière cynique “les Trente Glorieuses”, comme s’il fallait que l’humanité connaisse des guerres pour avoir enfin le plein-emploi […], comme si les générations qui suivent avaient le droit de nous faire le reproche d’avoir bien vécu et bien travaillé […]

EG : Vous avez 65 ans, que vous a appris la vie ? 

GEK : La confiance dans les individus. J’ai passé 41 ans dans les hôpitaux à soigner des gens qui étaient en sévère difficulté […] Tu ne peux pas exercer ce métier si tu n’as pas cette confiance-là. 

EG : En Alsace, êtes-vous reconnu comme vous aimeriez l’être ?

GEK : J’adore l’Alsace. Je vois cela comme un couple, et comme dans un couple, qui ne rêve pas d’être encore mieux reconnu par l’autre ? »

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L’Association pour la mémoire de l’hôpital de Hoerdt a publié un ouvrage historique superbement rédigé et documenté par Pierre Perny où on trouvera un témoignage de votre serviteur.



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La ville de Denain, persiste et signe : après m’avoir attribué le prix de la poésie d’humour l’an passé, voilà qu’elle m’honore du prix de poésie classique en 2016. Avec un remerciement particulier à la responsable de la médiathèque et à Emmanuel Cherrier adjoint au maire chargé de la culture qui ont tout mis en œuvre pour pallier des difficultés liées à l’acheminement postal et avec une amabilité sans faille ! 

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Même constance pour le festival Summerlied qui me délivra lors de sa précédente édition en 2014 le prix Daniel Walther ex aequo et qui ce coup-ci, en 2016, me distingue du même prix sans partage pour La Pierre Magique.

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À part les publications régulières de poèmes dans Chemins de Traverses, la revue de l’Ours Blanc, dans Rose des temps, la revue de Parole et poésie, dans l’Anthologie de Flammes Vives, la magnifique et prestigieuse revue belge Traversées patronnée par le cordial et rigoureux Patrice Breno m’ouvre ses pages pour plusieurs poèmes et une nouvelle titrée « Description ». 
Une autre histoire courte « D’une pierre deux coups » figurera dans le n° 48 de la revue de l’Ours Blanc ! 

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Et, last but not least, je travaille actuellement avec le peintre et sculpteur Jean-Paul Ernewein pour un ouvrage collectif réunissant plasticiens et poètes depuis 2010 lors d’une installation estivale en pleine nature. Cette belle manifestation dont j’ai parfois rendu compte en ces pages est suivie d’une exposition automnale plus vaste où sont associés les peintres. On trouvera dans ce florilège une vingtaine de mes textes illustrant des sculptures exposées depuis six ans.

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La maison Griffe d’Encre qui a publié trois de mes novellas et qui devait vous proposer en mai le second tome de La Dernière Nécropole, a mis la clé sous la porte. Triste nouvelle : les équipes avec lesquelles on peut progresser dans une bonne ambiance sont rares.
Quoi qu’il en soit, je peux dès à présent disposer librement des droits pour ces ouvrages et les quelques volumes qui restent me sont revenus. Un éditeur intéressé peut me contacter et vous amis lecteurs, si vous voulez compléter votre collection, envoyez-moi un mail.

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Et en attendant, toujours aux mêmes conditions…




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Et, promis, je profiterai de cette rentrée pour vous régaler derechef de délires littéraires et de méditations incongrues dans mes grandes catégories habituelles ! Nous retrouverons alors le « fictionnaire », les conclusions pour cœurs volages, amis, béguins et envies…


samedi 5 septembre 2015

Voici mon petit dernier !


Pour les inconditionnels du tango et du blues... il propose une généalogie, une intuition, un rêve fraternel...






dimanche 10 août 2014

Actualités


On publie de mes textes, on les distingue, je suis toujours autant ému :  

La revue Rose des temps n° 15
Sympathies
 

La revue Rose des temps n° 17
Et la neige en mes nuits


La revue Chemins de traverse n° 43
Souviens-toi
Catalogues
Pêcheurs d’esclaves
Marelle opaline


L’anthologie Flammes Vives

La fable n’était pas finie 4/2013
Oh, ce sourire 2/2014


Prix Daniel Walther au festival Summerlied 2014 pour la nouvelle

En España





dimanche 14 juillet 2013

Sortie de la novella "Chroniques de la Grande Séparation"


Quel est l’âge du capitaine ?

Sous un ciel jaune parsemé de nuages jaunes, dans une ville jaune, il y a des immeubles jaunes ; des trottoirs jaunes longent des rues jaunes, des perrons jaunes donnent sur des portes jaunes. Une de ces portes jaunes s’ouvre, laissant passer un gnome vert. Le nain regarde autour de lui, un air effaré envahit ses traits… Il avise l’auteur, prend un air désolé et, sur un ton d’excuse, lui fait : « Oh pardon, je me suis trompé d’histoire ! »


Ce nain vert, c’est toi, lecteur des Chroniques, si après quelques pages de décryptage attentif, tu t’es un instant imaginé le roman que tu parcours comme ville jaune et Cité des Sciences : tu te seras monté le bonnet à propos du livre, ou du rêve qu’il décrit et l’écrivain sera heureux de t'avoir dupé ! Oui, Gabriel Eugène KOPP est un imposteur guilleret ! Un imposteur n’est pas un maçon spécialisé dans les moulures et les piédroits, un imposteur est un apôtre du dérapage sémantique contrôlé, il fait profession de créer des discours ne voulant rien dire (des actes de foi ?) mais qui ont l’apparence… Comment, de quoi ? De tout ! Mais de science en l’occurrence.

Oui, il y en a partout à ce titre ? Ô lecteur ta sagacité m’émeut.

Oui, il y en a partout ! La différence entre les vilains et les rigolos ? Mesurons leur compte en banque et s’ils ne sont pas cajolés par les médias, les écrivains restent imposteurs au petit pied, grimauds, pauvres plumes méconnues, drôles amateurs de jouer des niches sans danger — palpitantes cependant — à leurs lecteurs…

Et pour autant que je le connaisse celui-ci (je le fréquente depuis un bail), aucune perversion ni volonté de pouvoir là-dessous ! Juste l'utilisation de l’illusion et de la vraisemblance créées par le verbe comme outil de gaudriole…

La preuve ? Qu’on l’accuse de pratiquer un double langage ! Au lieu de renvoyer le cafard au Palais Bourbon, l’écrivain se récriera : « Pourquoi seulement double ?! » Et ajoutera : « Si la science-fiction ne permet pas d’écrire pochades, mascarades et vaudevilles, alors nous méritons le qualificatif de sous-genre. Et si elle les autorise, pourquoi s’en priver !? La poésie pourrait tout infiltrer, histoire de rendre l’anticipation moins sérieuse, le sérieux moins sériel, et de passer du bon temps portés par un verbe qui ne cherche pas à nous faire les poches ! »

Voyez sa bibliographie, vous constaterez que G.E. KOPP, membre de la prestigieuse Société des Poètes Français, a l’air de savoir de quoi il parle.

L’air ?

Moi qui le connais, je peux témoigner qu’il semble, effectivement, ne pas en manquer.



samedi 20 avril 2013

Gabriel Eugène Kopp poursuit sa route

© Dernières Nouvelles D'Alsace, Reflets DNA du 13 avril au 3 mai 2013.


Il noircit des pages depuis plus de quarante ans, invente des histoires depuis l'enfance. À 62 ans, Gabriel Eugène Kopp est pourtant un jeune écrivain. Prolifique, à la limite de la graphomanie, le Haguenovien publie depuis quelques années des romans de science-fiction (Au nord-nord-ouest d'Eden en 2008, La dernière Nécropole en 2009), des nouvelles (Le Poisson en 2011 ou Qui veut tuer le loup... en 2012) et de la poésie, à un rythme effréné.

Son dernier né date de février. Un jour je m'en irai - Suites exotiques (Flammes Vives) est un recueil de poèmes en trompe-l'oeil. On croirait presque, déjà, à une oeuvre testamentaire. Les premiers vers sont balayés par un vent chaud, bercés par des flots qui rappellent ceux de Caraïbes, paru en 2009. Puis les images s'assombrissent, se durcissent, la mort rôde, comme dans Mots de passe, encore un recueil de poésie (2010). Au détour d'une page, nous voilà dans un synopsis de polar savamment distillé par cet admirateur de Conan Doyle ; ou alors dans un poème en trois prises, comme au cinéma, une autre passion. Gabriel Eugène Kopp s'amuse de cette apparence de « patchwork » quand lui voit un nouveau chemin. « J'ai l'impression d'avoir fait un nouveau pas, de changer de style. Quelque chose commence....»

Récompensé de plusieurs prix littéraires, membre de la Société des poètes français depuis 2012, l'auteur est pourtant loin de se sentir arrivé. Infatigable travailleur, toujours en quête du mot juste, Kopp, psychologue clinicien de métier, ne jure que par le doute. Et l'expérimentation -- du feuilleton en streaming (Para Bellum) à la mise en musique de ses rimes, en passant par la sculpture improvisée.

« Je m'en irai/La main ankylosée/Sur ta hanche fantôme/vacillant dans le noir », écrit-il dans son recueil du même nom. N'en croyez pas un mot : Gabriel Eugène Kopp a le verbe plus vivant que jamais.

Céline Rousseau

    dimanche 10 mars 2013

    PARA BELLUM



    Vous qui lisez certainement mon feuilleton sur ce blog, sollicitez donc la péripétie suivante, et, entre deux (épisodes, saisons, tout se mêle dans ma maison) paraissant en l’entreprise très prudente YouBoox, voilà : Bellum Para !  Une aventure, dans le ton, pas le thon, de cette livraison (de poissons gavés de farines, qui nous regardent désolés, les yeux en trou de pine…) du préapocalyptique polar esseffique.

    Illustré par le divin ChabeuH, régalez-vous de 



    Eh, oui, je change de style (polygraphe de fait, souple malgré mon grand âge) et me lance, au moins une fois, pour l’expérience, en la moderne publication numérique ruisselante (streaming, vous traduisez comment, vous ?).



    Bref, je continue d’amuser ma muse, la galerie et le peuple, puisque ma muse persiste à m’amuser, la galerie à rigoler et le peuple à donner de l’odeur à mes racines (cuites dans la sauce bovine) (de cheval) !

    Inscrivez-vous sur Youboox. Ils sont efficaces, la lecture s’y fait aisément, en plus ils sont sympas… et très tolérants avec les vieux auteurs bougons, comme moi.

    En passant



    Mon plus récent recueil de poésie

    UN JOUR JE M’EN IRAI

    vient de paraître.

    Ce n’est pas Caraïbes II le retour ! Quoique…

    À la lecture vous pourriez être tentés de le considérer comme l’élaboration libre d’une « suite » ; et « suite » est le mot sur lequel je joue. Si continuation n’est pas le sens, comment ne pas regarder les parallèles — elles qui nostalgiques, mènent à l’horizontale leurs fougueux méridiens — quand il s'agit du voyage ?

    Caraïbes était le compte-rendu poétique d’une vie sous les tropiques, un patchwork harmonieux de petits morceaux d’espace

    Un jour je m’en irai, se veut plutôt une série dynamique où temporalités, désirs, regrets sont appliqués aux lointains et à l’étrange(r) – une mise en mouvement, une incitation. Plus qu’une description de géographies ou de topologies, une invitation à filer vers des lieux réels, imaginaires, imaginés.

    C’est aux éditions Flammes Vives.